Le blog de l'IRW-CGSP a été modifié afin de mettre à disposition des documents de réflexion en vue de préparer les débats du Congrès.
Vendredi 14 octobre 2005 5 14 /10 /Oct /2005 00:00
A l¹approche du Conseil général de l¹OMC, à Genève 17-21 octobre 2005, les pays du Sud ont exprimé leur indignation, face aux pressions exercées par  l¹Union européenne et les Etats-Unis pour changer de méthodes de négociations  pour la libéralisation des services. Comment ? Où ? A travers les  négociations de l¹AGCS bien sûr avec, en ligne de mire, la prochaine  Conférence ministérielle de l¹OMC , à Hong Kong fin décembre 2005.

Sachant que cet Accord est déjà globalement déséquilibré -80 % des  exportations mondiales de services sont aux mains des firmes transnationales  du Nord- les pays du Sud estiment, cette fois, qu¹il y a trahison de l¹esprit  de l¹AGCS tel qu¹il a été signé à Marrakech en 1994. De quoi s¹agit-il ?

L¹Accord stipule, en effet, que les pays sont libres d¹engager ou pas leurs  services à la privatisation en les ouvrant à la concurrence internationale.  Ils ont statutairement le droit de mettre des « limitations » dans leurs  ouvertures de services (limitation à l¹ouverture du capital, au volume des
opérations aux mains des prestataires étrangers, exigence d¹embauches  locales, etc.). Or, sous la houlette de la Commission européenne, depuis le  début de l¹année, des pressions en crescendo s¹exercent pour rendre les  offres d¹ouverture de services... obligatoires !

Le subterfuge technique pour réaliser cette métamorphose juridique est  l¹introduction de « benchmarks » ou « critères d¹efficience ». Benchmarks  quantitatifs et qualitatifs, à savoir ouverture obligatoire de services dans  un nombre minimum de secteurs d¹intérêt stratégique pour les grands
opérateurs (infrastructures, distribution, environnement, énergie) et  assortie de « qualités d¹offres » permettant « l¹accès effectif » au marché.

Mais les embrouilleurs pourraient bien se retrouver embrouillés. Le nouveau  directeur de l¹OMC, Pascal Lamy, a convoqué, à Genève le 12 octobre 2005, les  ministres de l¹Economie des USA, de l¹UE, de l¹Inde et du Brésil. En vain. Le  Brésil campe toujours sur les positions du Sud. Entre le commissaire européen  au Commerce extérieur, Peter Mandelson, et son homologue américain, Rob
Portman, rien ne va plus. Chacun veut imposer sa version des benchmarks,  favorisant « ses » transnationales, avec une offre beaucoup plus libérale de  la part de l¹UE pour le « mode 4 de fourniture de services » (à savoir  mobilité des personnes physiques, soit l¹équivalent de la clause du pays  d¹origine dans la directive Bolkestein), que des USA tenus, sur ce point, par  le Congrès.

A l¹heure où les privatisations de services riment avec licenciements  massifs, le Réseau national les élus et collectivités hors AGCS réitère sa  demande de suspension immédiate des négociations. Il salue la lucidité des  négociateurs du Sud dans leurs refus d¹une manipulation qui vise à livrer
inconditionnellement des secteurs clefs pour les populations du Sud, comme du  Nord, à l¹appétit des firmes transnationales de services.

Le Bureau

Réseau National des Élus et
Collectivités Hors AGCS
Hôtel de Ville 69520 Grigny
Tél. +33 472495234
rbalme@hors-agcs.org
http://www.hors-agcs.org
Par Laurent - Publié dans : Mondialisation
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Lundi 3 octobre 2005 1 03 /10 /Oct /2005 00:00

 

 

  le 7 octobre 2005

 Le Bureau Exécutif Fédéral de la CGSP réuni ce 30 septembre confirme avec vigueur l'engagement de la CGSP-ACOD dans les actions interprofessionnelles organisées par la FGTB-ABVV.

 Tous les travailleurs du secteur public sont, au même titre que leurs camarades du secteur privé, concernés par :

 - la lourde négociation sur l'avenir de la sécurité sociale, son financement,

 - la prise en compte des fonctions contraignantes,

 - l'adaptation des fins de carrière

 - l'emploi des jeunes.

Les militants de la CGSP-ACOD confirment leur soutien sans réserve à la démarche des négociateurs de la FGTB-ABVV.

Ensemble, nous analyserons démocratiquement et objectivement les premiers résultats des négociations dès le 5 octobre lors du Comité fédéral de la FGTB-ABVV.

Nous poursuivons donc la mobilisation afin que le Gouvernement mesure la réalité de notre détermination à faire aboutir positivement pour le monde du travail un dossier fondamental. 

  

Par Laurent - Publié dans : irwcgsp
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Vendredi 23 septembre 2005 5 23 /09 /Sep /2005 00:00
 
LE MONDE | 22.09.05 | 13h58  •  Mis à jour le 22.09.05 | 13h59
BRUXELLES de notre bureau européen

José-Manuel Barroso a placé sa rentrée sous le signe du réalisme, afin de tenter de relancer un projet européen paralysé par le double échec de la constitution en France et aux Pays-Bas. "Parfois, les gens vivent dans l'illusion" , a-t-il relevé mercredi 21 septembre à Bruxelles, en rendant compte d'un séminaire tenu la veille avec ses vingt-quatre collègues. Selon lui, la ratification du traité constitutionnel est reportée d'au moins deux à trois ans après son rejet dans deux pays fondateurs. "Il n'y aura pas de Constitution dans les années à venir, c'est évident, regardons cela en face" , a-t-il déclaré : "Si entre temps, la France et les Pays-Bas nous disent "nous avons une solution" je serai un des Européens le plus heureux, mais ce n'est pas le cas pour le moment" , a-t-il dit.

 Afin d'"éviter la paralysie" , celui que ces détracteurs accusent d'immobilisme estime qu'il est temps de "remettre l'Europe au travail" sur des chantiers concrets. En dépit de la polémique suscitée par le projet de directive sur les services, il espère l'adoption "rapide" de ce projet, sur la base des amendements en cours de discussion au Parlement. Surtout, la commission entend favoriser un compromis sur le budget européen pour la période 2007/2013. Un accord avait été impossible en juin, du fait en particulier de l'opposition du gouvernement britannique. Mais la Commission, et plusieurs capitales espèrent qu Tony Blair, le président en exercice de l'Union ce semestre, sera en mesure de débloquer les négociations d'ici à la fin de l'année. "Il y a urgence" , a jugé M. Barroso. La Commission entend, a-t-il précisé, "amortir les chocs de la mondialisation" . La Commission semblait se contenter en juin de l'ultime proposition de compromis faite par la présidence luxembourgeoise. Elle a désormais l'intention de relancer l'idée d'un fond d'ajustement doté d'un milliard d'euros par an, pour aider les régions victimes de "chocs imprévus" .

M. Barroso a rappelé que les six principaux Etats contributeurs, dont la France, avait torpillé ce projet par souci d'économie budgétaire. L'ancien premier ministre portugais voit pourtant dans cette initiative la meilleure réponse possible à la demande formulée par le président français Jacques Chirac d'intervenir pour limiter l'impact du plan social chez Hewlett Packard. D'autant plus, a-t-il rappelé, qu'il n'est pas dans les compétences de l'Union de régler ce type de problème social.

Sur la méthode, le président de la Commission européenne tente de placer son action au centre du jeu entre les différentes capitales. "Certains pensent qu'il est possible d'avoir l'Europe politique sans l'intégration économique" , a-t-il dit, dans une allusion à la France : "Ils se trompent" . D'autres, comme le Royaume-Uni qu'il n'a pas non plus nommé, "pensent qu'ils peuvent avoir l'intégration économique sans les outils politiques. Ils se trompent aussi" .

S'il prône l'action, M. Barroso considère que la Commission se doit d'agir avec mesure. Pour lui, la période Delors où l'exécutif européen lançait projet sur projet est révolue. "Les citoyens ont d'autres attentes" , a-t-il jugé mercredi. D'ailleurs, le collège doit présenter mardi 27 septembre la liste des quelque 70 projets de directives qu'il entend retirer pour "légiférer moins, mais mieux" . Le Parlement européen et plusieurs capitales craignent que cette initiative n'illustre surtout le manque d'ambition des institutions européennes, et de la commission. Mais pour M. Barroso, il s'agit de répondre aux électeurs qui perçoivent Bruxelles comme une machine bureaucratique incapable de restreindre son appétit législatif.


Philippe Ricard
Par Laurent - Publié dans : irwcgsp
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Jeudi 8 septembre 2005 4 08 /09 /Sep /2005 00:00

Le Monde du 07/09/2005

Les états de l'Union européenne (UE) à forte fiscalité vont-ils devoir réduire leurs taux d'imposition, et donc leurs dépenses, pour au final "aligner leur modèle social sur le moins-disant européen" ?

 C'est la question à laquelle a tenté de répondre, il y a peu, une étude du Centre d'études prospectives et d'informations internationales (Cepii), qui laisse planer l'éventualité d'un impôt sur les sociétés "à 0 %" pour l'ensemble de l'UE.

Alors qu'ils n'étaient que quinze, les Etats membres de l'Union étaient déjà confrontés au problème. Toutefois, note le Cepii, la course à la baisse des impôts sur les sociétés "est restée contenue", car "seule l'Irlande jouait ouvertement le jeu de la concurrence fiscale".

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Par Laurent - Publié dans : Union européenne
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Lundi 25 juillet 2005 1 25 /07 /Juil /2005 00:00

BRUXELLES (AFP) - La Commission Barroso est restée fidèle à son credo libéral en arrêtant mercredi les huit mesures clefs de sa propre contribution à la stratégie de Lisbonne pour la compétitivité de l'UE, qui incluent l'ouverture du marché des services inscrite dans la directive dite "Bolkestein".

En présentant ces huit mesures "à haute valeur ajoutée", le vice-président de l'exécutif européen Günter Verheugen a d'ailleurs mis les points sur les i: "L'Union européenne repose sur une économie de marché. Ce ne sont ni le protectionnisme, ni le dirigisme d'Etat" qui lui permettront d'affronter la concurrence internationale et de maintenir son niveau de vie, a-t-il insisté.

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Par Laurent - Publié dans : Bolkestein
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